Dans la Roumanie de Ceaucescu

Le Télégramme – 21 novembre 2015

Les collégiens de Notre-Dame de La Clarté ont pris conscience du décalage entre leur vie et celle que l'on peut avoir dans une dictature.Les collégiens de Notre-Dame de La Clarté ont pris conscience du décalage entre leur vie et celle que l’on peut avoir dans une dictature.

Dans le cadre du cours de français d’Elen Le Padellec et de Frédérique Pioger, sur les thèmes « Enfance et adolescence » et « Regard sur le monde contemporain », les trois classes de troisième du collège Notre-Dame-de-La-Clarté ont assisté, samedi, à l’intervention de Florentina Postaru, une jeune Roumaine qui vit et travaille en France.

Sous la dictature
Elle a évoqué son enfance dans la Roumanie des années 80, dans la ville de Tulcea,dans le delta du Danube, cité cosmopolite, ses 70.000 habitants étant Roumains, Ukrainiens, Russes, Turcs, Grecs… Cette présentation très concrète évoquait l’école et les exigences du programme officiel, la vie quotidienne et l’absence d’eau chaude, le manque d’électricité, la télévision d’État, les files d’attente humiliantes pour se procurer de la nourriture, les policiers en civil qui surveillaient les habitants de chaque quartier, la peur d’être dénoncé pour une mauvaise blague sur le parti ou le couple Ceaucescu. Florentina leur a aussi raconté comment elle avait vécu la Révolution du 17 décembre 1989.

Une société totalitaire
Cette rencontre a permis aux élèves de comprendre comment fonctionne une société totalitaire et ses incidences sur la vie des gens. Ils se sont interrogé : Pourquoi les gens ne s’enfuyaient-ils pas ? Qu’est-ce que la révolution a changé en Roumanie ? Ils ont retenu beaucoup d’informations et saisi le décalage entre leur vie et celle que l’on peut avoir sous une dictature.

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